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Le 28 aout 1923 fut la date du premier arreté gouvernemental de création du P arc national de Dar - El - Oued et Taza, modifié par celui du 03 septembre 1927. Situé dans la Petite Kabylie des Babors, le Parc national avait une superficie de 230 ha , répartie entre les forets domaniales de Dar - El - Oued ( 130 ha ), de Guerrouch ( 70 ha ) et des terrains melks ( 130 ha ), dépendant ainsi des Communes mixtes de l'Oued Marsa et de Djidjelli (ancien nom de Jijel) qui fut un arrondissement de |
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Bougie. Apres l'indépendance, a été signé un décret présidentiel n° 84-328 du 03 novembre 1984 portant création du Parc national de Taza sur 3807 ha incluant ainsi les deux zones "Dar - El - Oued" et "Taza". Il est géré conformément aux dispositions de la loi n° 83-05 du 05 février 1983, relative a la protection de l'environnement, au décret n° 83-458 du 23 Juillet 1983 fixant le statut type des parcs nationaux et a l'arreté ministériel n° 358/SPM/DPPF/88 fixant le zoning du Parc national de Taza. Les objectifs de sa création ont été fixés comme suit :
- la conservation de toutes les richesses en général et de tout milieu naturel présentant un intéret particulier;
- la préservation du milieu contre toutes les interventions artificielles et les effets de dégradations naturelles;
- l'observation et l'étude du développement naturel et des équilibres écologiques;
- la coordination de toutes les études entreprises au sein du Parc;
- la promotion des activités de loisir et de détente respectueuses de l'environnement:
- la sensibilisation et l'éducation écologique.
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414 especes végétales ont été inventoriées dans le Parc national de Taza (sur environ 3139 especes que compte le pays) en plus de 135 especes de champignons. L'espece arborée dominante est le Chene zéen, puis viennent : le Chene liege, le Chene afares et les formations ripisylves de peupliers blancs et noirs…. Plusieurs habitats a intéret particulier existent dans ce territoire classé tels que :
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- le groupement a Chene zéen qui est particulierement intéressant de par sa diversité : on y trouve le laurier noble, le lierre, le merisier, la salsepareille, le chevrefeuille… etc.
- la station de reboisement réussi de cedres de l'Atlas, au lieu dit "Ain-El-Berda", a 990 m d'altitude sur 500 ha environ ;
- la foret pure a Chene zéen située sur le versant Nord a plus de 750 m d'altitude;
- les ripisylves a base de peupliers noirs situés le long de l'oued Taza : unique station ou l'on trouve cette espece dans son aire naturelle ;
- la réserve sauvage a paysages particuliers contenant les gorges des principaux oueds, les chenaies pures a Chenes afares et mixtes a Chenes afares et Chenes zéen…
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Espèces |
Surfaces occupées |
Chene zeen |
1670 ha |
Chene liege |
756 ha |
Chene liege + Chene zeen |
155 ha |
Chene afares |
265 ha |
Ripisylve |
50 ha |
Maquis |
368 ha |
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a savoir :
1- Le Parc national de Taza est le seul a l'échelle nationale a avoir une telle étendue d'un seul tenant occupée par le Chene zeen!
2- Le zeen a longtemps été exploité sous domination turque pour servir la flotte marine puis durant la seconde période de la colonisation française.
3- La foret continue a payer un lourd tribut : dégradations anthropiques, incendies et pacages ont provoqué la perte d'environ 3348 ha/an le long de ces vingt dernieres années!
Types d'occupation du sol du Parc national de Taza
Type d’occupation |
Superficie (ha) |
% |
| Chene zéen |
1670 |
43,86 |
| Chene liege |
756 |
19,85 |
| Chenaie mixte : chene liege et chene zéen |
155 |
04,07 |
| Chene afares |
265 |
06,72 |
| Ripisylves: Saule, Frene, Houx, Orme, Aulne, Merisier,
Peuplier noir et Peuplier blanc… |
50 |
01,31 |
| Maquis et garrigues |
368 |
09,66 |
| Affleurements rocheux, pelouses |
281 |
07,38 |
| Terrains nus, terrasses d’oueds, plages |
93 |
02,44 |
| Terrains cultivés |
32 |
00,84 |
| Bâti |
137 |
03,59 |
| T O T A L |
3.807 |
100 |
L'espace couvert représente ainsi 2896 ha soit un taux de 76,07% de la superficie totale du parc (Source : BNEF, 1986)
A savoir :
1- Le Parc national de Taza est le seul a l'échelle nationale a avoir une telle étendue d'un seul tenant occupée par le Chene zéen pur!
2- Le zéen a longtemps été exploité sous domination turque pour servir la flotte marine puis durant la seconde période de la colonisation française.
3- La foret continue a payer un lourd tribut : dégradations anthropiques, incendies et pacages intense ont provoqué la perte d'environ 3348 ha/an le long de ces vingt dernieres années!
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L'habitat naturel du Singe magot est constitué de forets de Chenes liege comme a Guerrouch et dans L'Akfadou, de forets de Cedres de l'Atlas dans le Djurdjura, de forets de Sapin de Numidie et de Chenes dans les Babors et a Kherrata, ou encore de forets mixtes a dominance de Chenes dans les gorges de la Chiffa. Sa territorialité se limite généralement entre 1200 m et 2000 m mais le singe peut descendre jusqu'au niveau de la mer comme le cas du parc national de Taza. |
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Grâce a l'espece Magot, plusieurs parcs nationaux algériens ont été créés dans le but de mieux préserver ses biotopes et son environnement immédiat. Il joue un rôle important dans l'équilibre écologique en contribuant a la régénération de la foret, particulierement grâce a son régime alimentaire. Le Magot est omnivore mais sa nourriture est principalement a base de produits végétaux. Selon la plante, le Magot se nourrit de glands, de baies, de feuilles, de fleurs et de racines. Les graines qu'il emmagasine dans ses bajoues sont décortiquées puis recrachées quelquefois loin de l'arbuste dont il les a prélevées.
Au printemps, lorsque les chenilles phytophages dévastent les feuilles de chenes, les singes en sont tellement friands qu'elles représentent alors pres de 70% de leur nourriture. Un Magot adulte peut manger alors 50 chenilles par minute! Il lutte ainsi naturellement pour la préservation de la foret. Hélas, le nombre de singes est tres réduit! En Algérie, d'apres l'estimation faite il y a une vingtaine d'années, il y aurait moins de 6 000 individus sur une population totale (vivant en particulier au Maroc et en Algérie) d'a peine 23 000 macaques. La population de ces macaques diminue sans cesse a cause de la destruction croissante de son milieu naturel.
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Faisant partie des rares primates qui vivent en hiver dans la neige et la glace, le Magot préfere les régions accidentées couvertes de forets qu'il utilise aussi comme refuge.
Quelques unes de ses caractéristiques :
Deux caractéristiques principales le distinguent des autres macaques : l'absence de queue et l'existence d'un sillon nasal. Le Magot est parfaitement adapté au climat a été sec et chaud et a hiver enneigé et froid, grâce a :
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- son absence de queue (risquant de geler) ;
- son pelage long en hiver et court en été ;
- son cycle de reproduction réglé par les saisons ; ainsi, les naissances ont lieu au printemps, lorsque la température est douce et la nourriture abondante.
De 700 grammes a la naissance, le Magot adulte peut peser jusqu'a 16 kilogrammes et peut vivre jusqu'a 30 ans a l'état sauvage et en l'absence de prédateurs. Les macaques sont des animaux sociaux qui a l'état sauvage vivent en groupe de 12 a 36 individus. Chaque groupe de singes possede son propre territoire et ses "arbres dortoirs" particuliers pour y passer la nuit. Des le début du jour, les macaques s'adonnent a leurs occupations habituelles : recherche de nourriture, élevage des jeunes, jeux... etc. L'épouillage joue un rôle tres important dans la vie sociale des Magots. Ce n'est pas seulement un nettoyage, mais un geste ritualisé exprimant une relation positive entre les individus. Les rapports entre les individus différent en général selon la fonction, la parenté, le rang social, le sexe, l'âge et la hiérarchie dans le groupe. Attention le chef n'est pas forcément le plus gros!
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La recherche bibliographique, nous a révélé que ses cousines : la Sittelle corse et la Sittelle de Turquie existent depuis bien longtemps mais toujours en petit nombre. Il semblerait que c'est le cas pour la Sittelle kabyle qui est en effet tres rare du moins dans les localités ou elle a été rencontrée. Une raison suffisante pour accorder une attention particuliere a ses biotopes. Cependant, une question reste posée : comment a t-elle pu survivre en si petit nombre depuis longtemps ? Peut etre que le mystere va etre un jour élucidé... |
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Découverte d'abord en octobre 1975 dans la foret des Babors, puis le 16 juin 1989 a des altitudes plus basses dans les chenaies de Guerrouch du Parc national de Taza, et dans quelques localités de Mila et de Sétif; ce petit passereau appelé en latin Sitta ledanti est reconnu endémique a l'Algérie et apparenté aux deux autres especes méditerranéennes : la Sittelle corse (Sitta whiteheadi) et la Sittelle de Turquie (Sitta krüperi).
Dans le Parc national de Taza, l'espace de vie ou elle a été observée varie de 80 m a 1121 m d'altitude. Absente dans les maquis et les terrains dégradés, la Sittelle kabyle semble dépendante des milieux boisés. Préférant les forets de Chenes liege, de Chenes zéen, de Chenes afares et les chenaies mixtes, la Sittelle kabyle y trouve une nourriture variée a base d'insectes, de fourmis, de larves et de chenilles qu'elle recherche en particulier dans la partie haute des arbres.
Discrete d'abord par sa présence en nombre tres réduit, puis par sa préférence pour les lieux boisés, la Sittelle reste difficile a observer. Un bon ornithologue peut toutefois la reconnaître a travers les sons, les chants et les cris qu'elle émet, surtout lors de la recherche de nourriture, au vol, ou lorsqu'elle nourrit les petits.
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La Sittelle se reproduit de mars a mai et nidifie dans les chenaies ou quelquefois sur d'autres especes d'arbres comme le merisier ou l'arbousier, en creusant des cavités de 3,5 cm a 5 cm de diametre, dans le tronc ou dans les grosses branches a une hauteur variant entre 4 m et 10 m du sol, avec une exposition généralement orientée vers le Sud, le Sud - Ouest ou le Sud - Est.
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Il existe au Parc national de Taza, une autre curiosité ancestrale toute aussi surprenante.
En effet, lors d'une sortie sur le terrain au cours du printemps 2001, la discussion avec quelques ruraux nous a révélé cette curiosité ancestrale : la Sittelle est considérée comme une espece sacrée par la population et elle existe depuis bien longtemps. Elle est en fait connue de la population locale bien avant sa date de découverte dans la région. Mieux encore, les riverains ont toujours interdit aux jeunes de toucher a cet oiseau prétextant qu'il leur arriverait malheur s'ils la chassaient. Pour nous protectionnistes, quoiqu'il en soit, cette croyance ne peut etre que bénéfique pour le milieu naturel. Comme quoi, meme en ce début du troisieme millénaire les tabous religieux existent encore, et ils ont depuis toujours été pour beaucoup dans la survie des ressources naturelles. Mieux encore, ils ont souvent été a l'origine de la création de beaucoup de Parcs et Réserves de par le monde. Nous sommes convaincus une fois de plus que le maintien des habitants en zone rurale est l'une des garanties sures de la pérennité de nos espaces naturels.
La Sittelle n'est bien sur pas la seule espece a protéger, elle fait elle meme partie de tout un écosysteme dont l'équilibre est étroitement lié a l'état de la totalité de ses composantes biotiques et abiotiques. Le Parc national accorde un meme intéret pour l'ensemble de ses ressources naturelles.
Ainsi les inventaires établis notamment par les chercheurs et les étudiants en phase d'élaboration de leurs mémoires de fin d'étude portant sur l'ornithologie ont permis d'identifier pas moins de 134 especes d'oiseaux ou figurent : 89 especes de passereaux dont le Coucou gris, le Loriot d'Europe, le Martin pecheur, la Huppe fasciée, le Gros bec, le Merle bleu..., 24 especes de rapaces dont l'Aigle botté, le Faucon crécerelle, le Milan noir, le Vautour fauve, le faucon d'Eléonore... et 21 especes d'oiseaux d'eau et de mer dont l'Aigrette garzette, le Cormoran huppé, le Puffin cendré...; soit un total de 32,92% du patrimoine national qui est de 407 especes (Ouvrage : Oiseaux d'Algérie, P. Isenmann et A. Moali, 2000).
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Le Parc est drainé par un réseau hydrographique dense qui débouche dans la mer Méditerranée. Deux principaux oueds parcourent le parc national de Taza:
- Oued Dar-El-Oued: Il existe un important oued permanent appelé Oued Dar-El-Oued dont le lit est longé de falaises rocheuses. La végétation qui borde ses rives est riche en arbres et lianes vivaces ou domine la salsepareille. |
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- Oued Taza: Trois affluents d'une importance moyenne convergent vers un oued principal dit "Oued Taza". Celui - ci traverse le Parc dans toute sa longueur. En suivant l'Oued Taza, on arrive au pont pittoresque de l'Oued T'boula qui n'est que le prolongement de l'Oued Taza, lequel comme tous les cours d'eau d'Algérie, change de nom une a plusieurs fois entre la source et l'embouchure.
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Trois principaux paysages : plaines, mer et montagnes, font du Parc national de Taza un lieu des plus indiqués pour le développement d'un tourisme de découverte qui, bien étudié, peut etre un atout considérable en matiere de relance économique et de création d'emploi. La diversité paysagere est telle que chaque endroit recele des curiosités particulieres
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souvent méconnues que le Parc essaie de faire découvrir a travers ses diverses activités de vulgarisation et d'éducation écologique pour une meilleure valorisation et un meilleur respect du patrimoine.
L'exemple de l'habitat du Singe magot a lui seul constitue un spectacle d'une richesse inestimable ne serait-ce que du point de vue de la diversité biologique et de par le nombre de visiteurs qui s'y attardent presque systématiquement en empruntant la route nationale 43 ou nous pouvons l'observer évoluer aisément de part et d'autre de la chaussée dans plusieurs endroits notamment au lieu dit "Ain Djenane", ou une aire de détente a été aménagée spécialement pour les familles.
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En période estivale, le nombre de visiteurs en quete de connaissances, ou venant par simple curiosité dans ce site classé est considérable. Moyennant une somme symbolique, tout visiteur peut y entrer, accompagné d'un guide, pour lui faire découvrir et admirer les stalactites et stalagmites dans toute leur splendeur. Le touriste ressort de ce lieu paradisiaque enrichi de connaissances scientifiques et culturelles ; et cette richesse n'a pas de prix ! Les guides du Parc sont la
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pour assurer les visites, et la protection des lieux en contribuant a faire émerger de la société en général et des jeunes en particulier un comportement et une tradition de respect de notre patrimoine.
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Appellation locale de "grotte du faucon", cet endroit a bénéficié d'un aménagement adéquat au niveau de son entrée et a l'intérieur pour permettre l'acces au public. Il est devenu aujourd'hui un véritable musée préhistorique a la joie de tous. Son nom est en rapport avec la forme naturellement façonnée de la roche intérieure dont la ressemblance rappelle étrangement celle du
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Nom local donné au lit de la riviere a côté de laquelle se trouve un terrain utilisé comme aire de camping a proximité de la plage également appelée Plage Dar-El-Oued, ou viennent se ressourcer de nombreux jeunes estivants dans un cadre organisé grâce aux efforts conjugués des responsables de la Commune de Ziama Mansouriah et du Parc national de Taza
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Ici comme dans d'autres contrées, les paysages sont façonnés par l'homme mais gardent encore le cachet rural. Le relief tres accidenté de la région a sans doute été pour beaucoup dans la préservation naturelle de l'espace. La wilaya de Jijel est constituée a 80 % de montagnes, ce qui ne facilite pas la tâche aux transformations par l'homme. Par contre, plus pres du littoral, en zone de plaine,
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le mode d'utilisation des terres nous renseigne sur biens des aspects de la vie rurale.
En fait beaucoup de ruraux vivent de l'agriculture. Les familles vivent en général de micro-exploitations agricoles ou sont cultivées les cultures maraîcheres, l'arboriculture fruitiere, et les cultures sous serres, ce qui a permis de façonner les territoires des zones de plaine. Promouvoir la production du terroir, c'est garantir un lien fort avec le territoire et rassurer le consommateur quant au caractere saint des produits. Bien menée, cette action peut avoir des retombées certaines dans l'amélioration de la qualité de notre environnement.
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Certaines familles ont eu longtemps recours a d'autres méthodes pour vivre : la vannerie et la poterie a base de matériau local. Hélas, aujourd'hui c'est presque le déclin de cet art traditionnel. Peut - etre arriverons - nous a le faire ressusciter ? Valoriser et éviter le déclin des produits du terroir, c'est une maniere d'encourager la production locale.
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Notre objectif ? Inciter les riverains a faire renaître, a améliorer et a pérenniser la production locale.
Un savoir faire millénaire dans la fabrication de produits artisanaux, des techniques de médecine traditionnelle, traces humaines et histoire des paysages, des produits porteurs d'une image du pays ...enfin, des produits susceptibles de participer au dynamisme d'une région et d'avoir une influence positive sur un tourisme de qualité. |
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C'est un des principaux rôles que joue le Parc national Il s'agit pour nous de faire découvrir la face cachée de la nature, et surtout de la faire aimer et respecter, car bien des richesses restent insoupçonnées, quelquefois par négligence, et souvent par méconnaissance, du public en général et du touriste en particulier. Or pour l'aimer, il faut la découvrir.
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Nous ne cessons a travers nos diverses activités de sensibilisation et d'éducation environnementale, d'inciter les scolaires en général, les associations de jeunes ainsi que les adultes a s'impliquer dans la préservation de notre environnement. Nous incitons les familles a transmettre le message et a participer ainsi a l'éveil sensoriel des enfants. Le Parc national de Taza est un site a la portée de tous qui peut faire profiter utilement bien des jeunes et moins jeunes dans un cadre organisé.
Chacun de nous a sa part de responsabilité, la notre est d'impliquer en permanence la population a travers divers moyens de vulgarisation.
Ces écrits sont aussi pour nous un moyen de plus pour véhiculer nos messages a portée écologique et environnementale, vers un public de plus en plus élargi, ce qui nous permet d'espérer voir converger vos efforts et les nôtres vers un meme objectif : celui d'une qualité toujours meilleure de notre environnement. A travers sa panoplie d'activités d'éducation environnementale (expositions permanentes, randonnées vertes, classes vertes et classes bleues…), le Parc national de Taza fournit sans cesse des efforts remarquables sur le terrain grâce au dévouement de sa jeune équipe de cadres et de techniciens, mais cela reste insignifiant sans le concours de tous et sans une volonté collective profonde de participation.
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C'est incontestablement grâce aux nombreuses études réalisées sur le terrain par des étudiants et chercheurs que plusieurs inventaires ont été établis. Ainsi la majorité des especes végétales (flore forestiere, flore médicinale et champignons) et faunistiques (oiseaux et mammiferes) ont été inventoriées. La recherche reste cependant de type fondamentale et devrait connaître
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progressivement une évolution vers la recherche appliquée. Notre rôle au Parc national est d'encourager l'activité de recherche en orientant les auteurs des travaux vers les sujets jugés prioritaires. Les études d'impact sont quant a elles exigées pour tout projet d'aménagement susceptible d'avoir une conséquence sur l'environnement. |
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C'est une des tâches clé du Parc national qui doit lutter contre toutes formes de nuisances et d'atteintes a l'intégrité de son territoire. Le Parc doit concilier protection et développement afin de minimiser au maximum les atteintes d'origine humaine dues surtout aux problemes rencontrés par les riverains situés dans les zones isolées ou persistent les difficultés telles que l'adduction |
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en eau potable et l'électrification par endroits. L'action de préservation reste nécessaire dans ce territoire qui a déja payé un lourd tribut de par le passé en matiere de dégradation forestiere.
De sérieuses précautions sont a prendre, car, si a l'échelle des parcs nationaux, nous pouvons nous vanter de la richesse de notre biodiversité, a l'échelle du pays, la réalité differe : la couverture végétale du nord algérien est seulement de 11%, et a l'échelle de l'Algérie, elle est estimée a moins de 2%, ce qui la place loin derriere les pays dits "a équilibre écologique" ou le taux de couverture végétale est supérieur a 20%.
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Gérer avec efficacité un territoire, un site ou encore une ressource naturelle n'est pas chose aisée. La complexité de la tâche vient du fait qu'une simple ressource naturelle prise individuellement n'est jamais indépendante mais tributaire d'un certain nombre de facteurs environnants dont l'existence peut etre une condition pour la survie de cette meme ressource.
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La diversité des facteurs en interaction rend complexe l'intervention du gestionnaire de l'espace qui de ce fait, doit prendre en compte l'ensemble des facteurs qui interagissent avec l'espace concerné et des acteurs qui utilisent ce meme espace.
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Le Parc national de Taza fonctionne aujourd'hui selon un plan de gestion a moyen terme avec plusieurs objectifs dont les principaux sont :
- La conservation du patrimoine par l'acquisition d'un équipement permettant de développer l'activité socio - économique tout en assurant la préservation des ressources ; |
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- Le suivi de ses ressources naturelles et l'implication des riverains dans le développement de la région ;
- Développer d'avantage l'éducation environnementale et la sensibilisation a tous les niveaux;
- Développer les relations de partenariat avec les Collectivités Locales et les habitants du parc;
- Poursuivre les actions visant l'extension du Parc national de Taza en zone terrestre et marine
Ces derniers points ont été dictés par plusieurs raisons dont :
--- L'existence d'une végétation riche en dehors des limites actuelles, notamment le Chene zéen dont le peuplement est contiguë avec celui du Parc ;
--- La territorialité de nombreuses especes de mammiferes protégés par la loi va au dela des limites actuelles du Parc (en zone terrestre et marine);
--- L'existence de sites rares mais riches en ressources naturelles et culturelles qui demeurent menacées de par les risques d'extension urbaine ...
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Imprégné d'histoire et de tradition, le Parc national de Taza protege un des précieux territoires du pays et doit faire face au risque de diminution de son intégrité patrimoniale et écologique.
Soucieux de notre environnement et de celui des générations futures, l'équipe du Parc national de Taza souhaite voir la concrétisation de son projet : celui de voir l'adhésion de tous.
La préservation de l'environnement nous concerne tous, vous aussi !
D'autres renseignements ? Contacter les techniciens du Parc national de Taza aupres du siege principal sis a Kissir (commune d'El - Aouana, Jijel) ou au Centre d'Information du Parc national sis au lieu dit "Les Aftis", dans la meme Commune.
Par voie postale : Direction du Parc national de Taza. B.P. 70b, 18 000 Jijel - Algérie
Par téléphone : 00 213 (0) 34 51 31 13 ou par fax : 00 213 (0) 34 51 33 09
Par courriel : dtaza.dz@caramail.com
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